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Accueil > Agenda > A Model: Prelude
01
déc.
12
mai
Famille

A Model: Prelude

kideaz copyright mudam  a model prelude ©Photo : Mudam
De 20h00 à 19h00
Mudam
Mudam - 3 Park Drai Eechelen, L-1499 Luxembourg

A Model est une exposition proposant une réflexion sur le rôle de l’institution muséale en ce début de XXIe siècle. Elle affirme la nécessité de penser le musée comme un lieu vivant, en prise avec les débats contemporains, et non plus comme un simple espace de présentation. A Modelenvisage également les possibilités qui se présentent lorsque les collections des musées sont appréhendées comme des environnements activables, plutôt qu’une accumulation d’objets à préserver sous une forme immuable et intemporelle.

A Model s’inspire de la capacité de l’art à produire une pensée pouvant influer sur notre monde et de la manière avec laquelle les artistes s’engagent dans un exercice critique à travers leur travail. La vision d’un·e artiste est certes personnelle et subjective, mais la forme artistique n’en demeure pas moins un mode de communication essentiel. Par ailleurs, le caractère expérimental des expositions, la place croissante laissée aux arts performatifs ou les propositions déjouant le format traditionnel d’une œuvre d’art mettent à l’épreuve le modèle du musée, un lieu conservant des collections en les figeant, selon une conception héritée du siècle des Lumières.

L’institution muséale se doit de refléter les réflexions animant la société contemporaine : la diversité se conçoit différemment aujourd’hui, des récits autrefois inaudibles se font entendre et une relecture de l’histoire a lieu afin de rétablir dans leurs droits des cultures ou des pratiques jusqu’ici méprisées ou ignorées. D’autre part, la récente pandémie a modifié les comportements, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies peuvent aisément amplifier ou contrefaire l’information.

Ce besoin de se réinventer n’est pas nouveau dans l’histoire des musées d’art moderne et contemporain. L’exposition A Modelest notamment inspirée par un projet de l’artiste et activiste Palle Nielsen, intitulé The Model – A Model for A Qualitative Society, présenté en 1968 au Moderna Museet de Stockholm à l’invitation de son directeur Pontus Hultén. Il consistait en l’installation d’une aire de jeux dans l’une des galeries du musée. Tous les enfants de Stockholm pouvaient accéder gratuitement à cet espace, où des outils et des activités ludiques étaient mis à disposition. Au cours des trois semaines de son ouverture, ce projet a attiré 33 500 visiteurs, dont 20 000 enfants.

L’exposition A Model fait écho à l’esprit régénérant de ce projet dans sa volonté de renouveler l’engagement du musée envers l’art contemporain. Ainsi, elle interroge la manière dont l’art y est exposé et pensé. La Collection Mudam sert de point de départ à l’élaboration de cette exposition temporaire. Une dizaine d’artistes, dont les pratiques portent une réflexion critique sur l’institution muséale ou sur la société contemporaine, ont été invité·e·s à concevoir une installation spécifique, qui dialoguera avec les œuvres de la collection. A Model atteste du rôle des artistes dans la constitution d’une conscience collective et de l’influence qu’ils exercent dans le développement du musée d’art contemporain.

L’exposition sera présentée du 1er décembre 2023 au 8 septembre 2024 et s’articule autour de trois temporalités distinctes, en commençant par A Model : Prélude – Rayyane TabetTrilogy, suivie par A Model qui se déploie sur deux étages entiers du musée à partir du début de l’année 2024, avant de se conclure par A Model : Épilogue – Jason Dodge.

En prélude à l’exposition A Model, Rayyane Tabet a reçu une carte blanche pour développer un projet spécifique pour le Henry J. and Erna D. Leir Pavilion.

Architecte de formation, l’artiste base précisément son travail sur l’analyse et la compréhension de contextes socio-culturels. Son œuvre conjugue mémoire historique et subjectivité pour offrir une lecture alternative au récit officiel qui entoure son objet d’étude, et l’ouvrir à des significations nouvelles. Rayyane Tabet accorde également une grande importance au lieu dans lequel s’inscrivent ses projets. L’articulation de ses installations dans l’espace d’exposition tient compte de la trame historique de l’architecture et en révèle la singularité, ainsi que ses contradictions.

En réponse à l’invitation, l’artiste a imaginé Trilogy, une installation qui s’articule autour de trois périodes charnières de l’histoire contemporaine. La période de l’entre-deux guerres est évoquée à travers la présentation des éléments d’une chambre du Sanatorium Paimio d’Alvar Aalto, un ensemble phare de la Collection Mudam. Conçu entre 1930 et 1933, ce mobilier est emblématique des recherches fonctionnalistes et de la pensée humaniste de l’architecte, qui l’a dessiné de telle sorte qu’à travers ses fonctions, il contribue au bien-être, voire au rétablissement des pensionnaires.

Suivant ce même principe d’agrégation de mémoires et de formes matérielles, l’artiste revisite également la période qui a vu émerger le bâtiment du Mudam, mais aussi d’autres réalisations de son architecte Ioeh Ming Pei : la Pyramide du Louvre à Paris et l’annexe du Deutsches Historisches Museum à Berlin. Architectures de leur temps, elles se caractérisent par de grandes surfaces vitrées, transparentes et ouvertes sur l’extérieur, qui offrent une correspondance métaphorique au basculement de l’Histoire produit par l’effondrement du bloc soviétique au tournant des années 1990.

Les vitres de la passerelle menant au Pavillon sont habillées de rideaux translucides semblables à ceux posés par les grands-parents de l’artiste dans leur appartement à Beyrouth dans les années 1950. Arranger son intérieur de la sorte, faire entrer de la lumière augurait alors d’un temps de progrès et de prospérité. En opposition, la verrière du pavillon est, elle, entièrement recouverte d’un film bleu qui le rend invisible vu du ciel, et fige le mobilier de Aalto dans une fin de jour. Rayyane Tabet s’inspire ici de la population civile de Beyrouth recouvrant les fenêtres de leurs habitations et même les phares des véhicules d’une couleur d’un bleu profond pour ne pas se faire repérer, durant la guerre de six jours en 1967.

Enfin, Rayyane Tabet fait référence à l’explosion survenue le 4 août 2020 dans le port de Beyrouth en intégrant, en partie, un ensemble d’œuvres produites à partir des fragments de verre récupérés sur place, une manière d’envisager une forme de réparation symbolique.

décembre, 2023

1déc - 12mai20 h 00 minmai 12- 19 h 00 minA Model: Prelude(décembre 1) 20 h 00 min - (mai 12) 19 h 00 min Mudam, 3 Park Drai Eechelen, L-1499 LuxembourgTypologie:En famille

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Détails de l'évènement

A Model est une exposition proposant une réflexion sur le rôle de l’institution muséale en ce début de XXIe siècle. Elle affirme la nécessité de penser le musée comme un lieu vivant, en prise avec les débats contemporains, et non plus comme un simple espace de présentation. A Modelenvisage également les possibilités qui se présentent lorsque les collections des musées sont appréhendées comme des environnements activables, plutôt qu’une accumulation d’objets à préserver sous une forme immuable et intemporelle.

A Model s’inspire de la capacité de l’art à produire une pensée pouvant influer sur notre monde et de la manière avec laquelle les artistes s’engagent dans un exercice critique à travers leur travail. La vision d’un·e artiste est certes personnelle et subjective, mais la forme artistique n’en demeure pas moins un mode de communication essentiel. Par ailleurs, le caractère expérimental des expositions, la place croissante laissée aux arts performatifs ou les propositions déjouant le format traditionnel d’une œuvre d’art mettent à l’épreuve le modèle du musée, un lieu conservant des collections en les figeant, selon une conception héritée du siècle des Lumières.

L’institution muséale se doit de refléter les réflexions animant la société contemporaine : la diversité se conçoit différemment aujourd’hui, des récits autrefois inaudibles se font entendre et une relecture de l’histoire a lieu afin de rétablir dans leurs droits des cultures ou des pratiques jusqu’ici méprisées ou ignorées. D’autre part, la récente pandémie a modifié les comportements, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies peuvent aisément amplifier ou contrefaire l’information.

Ce besoin de se réinventer n’est pas nouveau dans l’histoire des musées d’art moderne et contemporain. L’exposition A Modelest notamment inspirée par un projet de l’artiste et activiste Palle Nielsen, intitulé The Model – A Model for A Qualitative Society, présenté en 1968 au Moderna Museet de Stockholm à l’invitation de son directeur Pontus Hultén. Il consistait en l’installation d’une aire de jeux dans l’une des galeries du musée. Tous les enfants de Stockholm pouvaient accéder gratuitement à cet espace, où des outils et des activités ludiques étaient mis à disposition. Au cours des trois semaines de son ouverture, ce projet a attiré 33 500 visiteurs, dont 20 000 enfants.

L’exposition A Model fait écho à l’esprit régénérant de ce projet dans sa volonté de renouveler l’engagement du musée envers l’art contemporain. Ainsi, elle interroge la manière dont l’art y est exposé et pensé. La Collection Mudam sert de point de départ à l’élaboration de cette exposition temporaire. Une dizaine d’artistes, dont les pratiques portent une réflexion critique sur l’institution muséale ou sur la société contemporaine, ont été invité·e·s à concevoir une installation spécifique, qui dialoguera avec les œuvres de la collection. A Model atteste du rôle des artistes dans la constitution d’une conscience collective et de l’influence qu’ils exercent dans le développement du musée d’art contemporain.

L’exposition sera présentée du 1er décembre 2023 au 8 septembre 2024 et s’articule autour de trois temporalités distinctes, en commençant par A Model : Prélude – Rayyane TabetTrilogy, suivie par A Model qui se déploie sur deux étages entiers du musée à partir du début de l’année 2024, avant de se conclure par A Model : Épilogue – Jason Dodge.

En prélude à l’exposition A Model, Rayyane Tabet a reçu une carte blanche pour développer un projet spécifique pour le Henry J. and Erna D. Leir Pavilion.

Architecte de formation, l’artiste base précisément son travail sur l’analyse et la compréhension de contextes socio-culturels. Son œuvre conjugue mémoire historique et subjectivité pour offrir une lecture alternative au récit officiel qui entoure son objet d’étude, et l’ouvrir à des significations nouvelles. Rayyane Tabet accorde également une grande importance au lieu dans lequel s’inscrivent ses projets. L’articulation de ses installations dans l’espace d’exposition tient compte de la trame historique de l’architecture et en révèle la singularité, ainsi que ses contradictions.

En réponse à l’invitation, l’artiste a imaginé Trilogy, une installation qui s’articule autour de trois périodes charnières de l’histoire contemporaine. La période de l’entre-deux guerres est évoquée à travers la présentation des éléments d’une chambre du Sanatorium Paimio d’Alvar Aalto, un ensemble phare de la Collection Mudam. Conçu entre 1930 et 1933, ce mobilier est emblématique des recherches fonctionnalistes et de la pensée humaniste de l’architecte, qui l’a dessiné de telle sorte qu’à travers ses fonctions, il contribue au bien-être, voire au rétablissement des pensionnaires.

Suivant ce même principe d’agrégation de mémoires et de formes matérielles, l’artiste revisite également la période qui a vu émerger le bâtiment du Mudam, mais aussi d’autres réalisations de son architecte Ioeh Ming Pei : la Pyramide du Louvre à Paris et l’annexe du Deutsches Historisches Museum à Berlin. Architectures de leur temps, elles se caractérisent par de grandes surfaces vitrées, transparentes et ouvertes sur l’extérieur, qui offrent une correspondance métaphorique au basculement de l’Histoire produit par l’effondrement du bloc soviétique au tournant des années 1990.

Les vitres de la passerelle menant au Pavillon sont habillées de rideaux translucides semblables à ceux posés par les grands-parents de l’artiste dans leur appartement à Beyrouth dans les années 1950. Arranger son intérieur de la sorte, faire entrer de la lumière augurait alors d’un temps de progrès et de prospérité. En opposition, la verrière du pavillon est, elle, entièrement recouverte d’un film bleu qui le rend invisible vu du ciel, et fige le mobilier de Aalto dans une fin de jour. Rayyane Tabet s’inspire ici de la population civile de Beyrouth recouvrant les fenêtres de leurs habitations et même les phares des véhicules d’une couleur d’un bleu profond pour ne pas se faire repérer, durant la guerre de six jours en 1967.

Enfin, Rayyane Tabet fait référence à l’explosion survenue le 4 août 2020 dans le port de Beyrouth en intégrant, en partie, un ensemble d’œuvres produites à partir des fragments de verre récupérés sur place, une manière d’envisager une forme de réparation symbolique.

HORAIRES

Décembre 1 (Vendredi) 20 h 00 min - Mai 12 (Dimanche) 19 h 00 min

Localisation

Mudam

3 Park Drai Eechelen, L-1499 Luxembourg

@ Little Kideaz

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