©Photo : Centre Pompidou-Metz
Latifa Laâbissi a décidé de ralentir, distordre, étirer la plus courte danse qu’elle ait interprétée, le solo de La danse de la sorcière de Mary Wigman, une danse d' "expression" qui implique un engagement total de l’être. Cette danse conjugue l’extase et le sacrifice, comme dans son premier solo Hexentanz en 1914 et dans Schicksalslied (Chant du destin) en 1925, où Mary Wigman oscille entre les figures extrêmes de la sorcière et de la prêtresse. Tiré de l’extrait filmique de 1926 d’une durée de 1’40, ce solo se dilate alors en 32’ et devient la matrice du projet Écran somnambule.