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Julia Oliveira Marques
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Parents

Et si l’égalité commençait par les jouets ?

Vous avez très certainement déballé un chouette camion de pompier à Noël quand vous étiez enfant. Non ? Alors vous devez être une fille, pardon ! Dans ce cas c’était plutôt un joli poupon bien dodu qui ne demandait qu’à être serré dans vos bras. Et cela ne choquait personne. Cette époque des jouets « genrés » semble révolue à quelques lunes de la St Nicolas et de Noël en 2019. Vraiment ? On fait le point.

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LE CONSTAT

Le gouvernement français vient de signer une charte pour une représentation mixte des jouets. Cela signifie en clair que les rayons des supermarchés scindés en deux avec d’un côté le rose, les paillettes et les perles et de l’autre le bleu, les épées et les jeux de construction vont disparaître. On ne pourra plus distinguer les deux univers afin que l’enfant aille spontanément vers ce qui l’attire vraiment et non ce pour quoi il a été conditionné. Les packaging, les visuels et les slogans devront aussi être repensés par les fabricants de jouets afin d’être moins excluants. Ils seront ainsi présentés par catégorie d’âge et non plus par sexe. L’objectif consiste à faciliter la mixité dès le plus jeune âge afin d’éviter les stéréotypes et idées préconçues qui persistent à l’âge adulte et se transforment en sexisme.

Que penser des kits de ménage illustrés par une petite fille tenant son aspirateur dans les mains en disant « Je fais comme maman » ou de la barre de pole dance pour poupée (le slogan n’indiquait pas s’il s’agissait d’imiter maman) ? Les garçons ne sont pas en reste, ils ont droit aux pistolets de cowboy, aux épées de chevalier, au nécessaire de docteur ou de savant… La liste serait longue, mais le résultat est sans appel : aujourd’hui, certaines professions sont clairement représentées en majorité par des femmes ou des hommes. La faute à la maison de poupées et à la panoplie de super héros ?

CE QUE VEULENT (VRAIMENT) LES ENFANTS

Les jouets sont-ils les grands responsables d’une société encore trop inégalitaire entre les hommes et les femmes ? Bien sûr que non, mais ils développent, nourrissent et entretiennent les clichés.

Les fabricants profitent évidemment de ces inégalités pour augmenter leurs ventes. Dans une même famille de jouets, on trouvera souvent une déclinaison fille et garçon. C’est le cas des trottinettes pour lesquelles on trouve des modèles plutôt « girly » (entendons par là des couleurs criardes et une multitude de fleurs ou de strass) et des autres clairement orientées « petit mec » avec une dominante de bleu et de rouge.

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Et quand certains jouets ne trouvent pas d’écho auprès d’une cible, il suffit parfois d’en proposer une version adaptée et le tour est joué ! C’est le cas de Légo qui a réussi un coup marketing hors pair en lançant sa gamme Lego Friends destinée aux petites filles. Les vaisseaux, les bateaux et les camions ne trouvant que peu d’écho auprès d’elles, ils ont imaginé une version « glamour » à coup de Cupcake Café, Boîte des cœurs de l’amitié ou soirée piscine d’Andréa. Le résultat ?

Un succès commercial et une colère des féministes ! Des études sociologiques montrent qu’à l’âge de 3 ans, les enfants sont prescripteurs dans le choix des jouets et une majorité d’entre eux se dirige vers des objets « estampillés ». Les exemples cités ci-dessus le prouvent et la folie autour des licences comme Hello Kitty ou Spiderman confirment les faits. Si les marques développent ces produits et y trouvent leur intérêt, c’est aussi parce que les petits consommateurs les plébiscitent. Ils se tournent spontanément vers des jouets proches de leur univers.

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LE DÉFI DES FABRICANTS

Face à la pression, les fabricants s’adaptent peu à peu à la création de jouets non genrés. C’est le cas de Mattel, créateur de la célèbre Barbie, qui vient de lancer Creatable Words, une collection de poupées non genrées destinée à mettre fin aux stéréotypes. On observe aussi un retour au réalisme dans la conception des jouets, car dans la vraie vie, une cuisinière n’est pas rose, pourquoi le serait-elle dans un jeu d’imitation ?

Les catalogues proposent des photos sur lesquelles on voit plus souvent des filles et des garçons partager la même activité ou s’intéresser à une discipline dans laquelle on n’a pas l’habitude de les voir (une fille avec des gants de boxe, un garçon avec un aspirateur). A tel point que cela en devient parfois suspect, mais ne soyons pas mauvaises langues et croyons à la sincérité de ces génies du marketing qui veulent nous aider à inculquer l’égalité des genres à nos enfants.

LE POUVOIR DES JOUETS

En plus de leur permettre d’appréhender leur environnement et d’y bâtir une représentation mentale, les jouets contribuent à construire leur identité pour se projeter dans un futur par le biais de modèles, c’est à nous de bien les guider dans leurs choix. Pour autant, il ne faut pas oublier qu’à un moment de leur développement, ils peuvent avoir besoin d’un produit « genré » pour alimenter leur imaginaire. Cela vaut tout particulièrement pour les déguisements. C’est pour cela que vous trouverez toujours des princesses et des chevaliers, mais aussi des panoplies de super héroïnes.

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ET SI ON LAISSAIT LES ENFANTS DÉCIDER ?

Le jeu est en effet le seul domaine dans lequel il est libre, tous les autres relèvent de la décision des parents (l’alimentation, les vêtements, la vie familiale et l’éducation). Laissons notre petite fille se prendre pour une princesse quand elle le souhaite (à condition bien sûr d’être une princesse combattante qui ne passe pas sa journée à chercher un prince ou à se lisser les cheveux).

LE RÔLE DES PARENTS

Il consiste à déconstruire le discours selon lequel ce jeu est « pour toi parce que tu es un garçon » ou l’inverse. Nous sommes souvent les premières personnes avec qui nos enfants souhaitent jouer, profitons de ces moments d’échange pour tordre le cou aux idées préconçues. Attention, il ne s’agit pas de prononcer un discours féministe qu’il ou elle ne comprendrait pas, mais simplement de les sensibiliser dès le plus jeune âge afin que plus tard, ils n’entendent plus jamais que le ménage, c’est pour les filles et le bricolage pour les garçons.

Chris Mick pour Kideaz

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